Van Hool : comment la collaboration, l'accompagnement et la résilience ont permis une réinsertion professionnelle réussie

Parmi les 2.404 travailleurs ayant perdu leur emploi lors de la faillite du constructeur de bus en avril 2024, 1.793 ont aujourd’hui retrouvé un emploi. Cela représente près de trois anciens collaborateurs sur quatre.

Ces chiffres témoignent non seulement de la résilience des travailleurs concernés, mais illustrent également comment une collaboration étroite entre différents partenaires peut offrir de nouvelles perspectives aux personnes touchées.

L’une des plus grandes opérations de réinsertion professionnelle de ces dernières années

La faillite de Van Hool a constitué un choc pour les travailleurs, leurs familles et toute la région. Avec 2.404 emplois perdus, il s’agissait de l’une des plus importantes faillites en Belgique depuis Sabena. Plus de la moitié des travailleurs avaient plus de 45 ans et 266 collaborateurs étaient même âgés de plus de 60 ans.

Aujourd’hui, il apparaît toutefois que l’âge ne constitue pas un obstacle insurmontable lorsque les personnes bénéficient d’un accompagnement adapté. La grande majorité des anciens travailleurs a entre-temps retrouvé sa place sur le marché du travail.

La force d’un solide réseau d’accompagnement

Derrière ce succès se cache une collaboration étroite entre différents acteurs. L’accompagnement a été assuré par les partenaires d’outplacement de Skill BuilderS, en collaboration avec Hura et Travvant. Leur mission consistait à guider les anciens travailleurs vers de nouvelles opportunités professionnelles.

Selon Jens Van Mol de Skill BuilderS, trois éléments ont été déterminants : une intervention rapide, une forte coopération entre toutes les parties prenantes et une mobilisation efficace des employeurs de la région.

Peu après la faillite, le VDAB, les organisations syndicales, le curateur et les bureaux d’outplacement ont organisé ensemble des séances d’information. Les travailleurs ont rapidement été inscrits comme demandeurs d’emploi et ont immédiatement eu accès à un accompagnement, à des offres d’emploi et à un coaching individuel.

Les employeurs se sont mobilisés

Le marché du travail lui-même a également joué un rôle essentiel. Les employeurs de la région ont reconnu le potentiel des talents disponibles et ont rapidement réagi.

Un salon de l’emploi organisé par le Voka, Agoria et le VDAB a réuni pas moins de 280 employeurs à la recherche d’anciens collaborateurs de Van Hool. Les bureaux d’outplacement ont préparé les candidats et les ont accompagnés tout au long de leur recherche d’emploi.

Cette mobilisation démontre une fois de plus que le savoir-faire technique et les compétences professionnelles restent particulièrement recherchés sur le marché du travail, même dans un contexte économique difficile.

La formation comme levier vers un nouveau départ

Tous les travailleurs n’ont pas choisi un emploi similaire à celui qu’ils occupaient auparavant. Pour beaucoup, la faillite a également représenté une opportunité de se réorienter.

Grâce au soutien du fonds sectoriel de formation M-Tech, de nombreux collaborateurs ont pu suivre des formations complémentaires. Parmi les parcours les plus populaires figuraient les formations d’aide-soignant, de réparateur de vélos, de mécanicien automobile, de soudeur ou encore de chauffeur poids lourds.

L’accompagnement est ainsi devenu bien plus qu’une simple recherche d’un nouvel employeur. Il s’est transformé en un véritable parcours de réorientation permettant aux personnes de valoriser leurs talents et de se préparer aux métiers de demain.

L’outplacement comme moteur de transition

Le cas Van Hool démontre également la valeur sociétale de l’outplacement. Celui-ci va bien au-delà de la mise en relation avec des offres d’emploi. Il aide les personnes à retrouver confiance en elles, à identifier leurs compétences et à découvrir de nouvelles opportunités.

Chez Van Hool, le soutien aux compétences numériques, à la mobilité et l’accompagnement personnalisé se sont révélés essentiels pour permettre aux travailleurs de rebondir. Certains avaient travaillé pendant plusieurs décennies pour le même employeur et se retrouvaient pour la première fois confrontés au marché du travail.

C’est précisément pour cette raison qu’un accompagnement professionnel fait toute la différence. L’histoire de Van Hool montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les employeurs, les fonds de formation, les services publics et les spécialistes de l’accompagnement unissent leurs forces. Elle prouve que même après une restructuration majeure ou une faillite, de nouvelles opportunités peuvent émerger.

Pour Federgon, c’est exactement ce que représente Shaping Tomorrow : accompagner les personnes vers de nouvelles perspectives, développer activement les talents et construire un marché du travail où personne n’est laissé de côté.

Car derrière chaque chiffre de réinsertion professionnelle se cache avant tout une personne qui retrouve un avenir. Et c’est sans doute la plus belle mesure du succès.