Thierry Lescrauwaet, président de la commission Learning & Development, travaille avec une équipe dirigeante ambitieuse.

« L'apprentissage doit devenir une priorité stratégique pour chaque organisation »
La commission Learning & Development de Federgon sera dirigée par un nouveau président au cours des trois prochaines années. Thierry Lescrauwaet, CEO d'UQ Learn Different et de Zaya Work Different, souhaite, avec une équipe dirigeante renouvelée, renforcer la place de l'apprentissage et du développement, tant au sein des entreprises que dans le débat de société.
Selon Thierry, le secteur du L&D est confronté à un défi de taille. Alors que les organisations font face à des évolutions technologiques rapides, à un marché du travail vieillissant et à des pénuries croissantes de compétences, l'apprentissage est encore trop souvent perçu comme un poste de coût. C'est cette image que la commission veut briser.
« Nous voulons sortir le Learning & Development de la marge et en faire une priorité absolue. Pas seulement pour les directions RH, mais aussi pour les CEO et les dirigeants d'entreprise. L'apprentissage n'est pas un poste de coût, mais un moteur stratégique de productivité, de performance, de rétention et de croissance durable. »
Ne laisser personne de côté
Un thème qui tient particulièrement à cœur à Thierry est l'inclusion numérique. Fort de son engagement autour des compétences numériques aux niveaux belge et européen, il veut faire en sorte que l'innovation et la technologie touchent tout le monde.
« Tout ce que nous faisons aujourd'hui autour de l'apprentissage, de la numérisation et de l'IA a peu de sens si nous n'emmenons pas avec nous une grande partie de la population. L'inclusion numérique et les compétences numériques sont essentielles pour embarquer tout le monde vers le marché du travail de demain. »
Cette orientation s'inscrit parfaitement dans la mission plus large de Federgon : aider davantage de personnes à trouver et à conserver durablement un emploi.
Apprendre, c'est plus que des formations
Une deuxième ambition consiste à envisager la notion de Learning & Development de manière plus large. Pour Thierry, l'apprentissage ne se limite pas aux seules formations.
De plus en plus d'organisations sont confrontées à une énorme fuite de connaissances due aux départs à la retraite et à un marché du travail en rapide mutation. Selon lui, le secteur doit donc aussi miser sur la préservation des connaissances, le partage des connaissances, l'upskilling et le reskilling.
« Une grande partie des connaissances au sein des organisations se trouve encore dans la tête des gens. Nous devons réfléchir à la manière dont nous pouvons conserver, partager et renforcer ces connaissances. La technologie et l'intelligence artificielle peuvent y jouer un rôle important, à condition de les utiliser d'une manière humaine et réfléchie. »
L'intelligence artificielle occupe elle aussi, pour cette raison, une place permanente à l'agenda de la commission. Non pas parce qu'il s'agit d'un mot à la mode, mais parce qu'elle a un impact important sur la façon dont les gens apprennent, collaborent et gagnent en productivité.
Plus forts ensemble dans un écosystème apprenant
La troisième priorité tourne autour de la collaboration. Le nouveau président veut jeter des ponts entre les différents acteurs à l'intérieur et à l'extérieur du réseau Federgon.
« Les défis liés au bien-être, au recrutement, à la formation et au développement des talents sont interconnectés. C'est pourquoi nous devons davantage collaborer, tant entre les commissions qu'avec d'autres partenaires de l'écosystème plus large. »
La commission souhaite ainsi rechercher activement des liens avec les fonds sectoriels, les entreprises HR-tech, les institutions de savoir et les autres parties prenantes qui contribuent à façonner le marché du travail de demain.
Par ailleurs, la commission veut également mettre en place davantage d'initiatives et d'événements qui non seulement soutiennent les membres existants, mais aussi séduisent de nouvelles organisations en leur faisant découvrir l'expertise et la valeur ajoutée du secteur du L&D.
Une équipe complémentaire et ambitieuse
Thierry souligne que ces ambitions ne sont pas un projet en solo. Il voit surtout beaucoup de potentiel dans l'équipe dirigeante renouvelée qui pilotera la commission dans les années à venir.
« Nous avons une équipe très complémentaire, avec beaucoup de nouveaux visages et une forte envie d'avoir de l'impact. Nous ne voulons pas seulement sensibiliser, mais aussi réaliser un véritable changement. »
Avec cette ambition, la commission Learning & Development veut contribuer, dans les années à venir, à un marché du travail où l'apprentissage n'est plus un aspect secondaire, mais un moteur évident d'innovation, de productivité et de carrières durables.
