De l’intérim à l’emploi durable : 3 travailleurs engagés sur 4 toujours en poste après un an

2026

Une nouvelle étude menée par l'HIVA et la KU Leuven examine le rôle du travail intérimaire en tant que voie de recrutement sur le marché du travail belge. Il ressort de cette étude que les recrutements précédés d'une mission d'intérim s'accompagnent d'une durée de rétention plus longue au sein de l'entreprise utilisatrice que les recrutements sans mission d'intérim préalable.

Près de 4 intérimaires sur 10 engagés par une entreprise utilisatrice

L’étude croise des données administratives relatives aux engagements directs et aux engagements à la suite de missions intérimaires sur la période 2010-2020. Parmi les 144.236 intérimaires retenus pour cette partie de l’analyse, 55.709, soit 39 %, ont été engagés au moins une fois, dans l’année suivant une mission, par une entreprise dans laquelle ils avaient travaillé. En Wallonie, on observe plus de 60% de sorties vers d’autres contrats après une période d’intérim.

L’étude analyse également 413.257 missions intérimaires. Parmi celles-ci, 63.541, soit 15,4 %, ont été suivies dans l’année d’un engagement par la même entreprise. Les missions n’ont toutefois une finalité initiale de recrutement que dans une minorité de cas : l’intérim répond également à des besoins de remplacement, de surcroît temporaire de travail ou de flexibilité.

Consultez ici l'étude complète